Natacha Laure souriante dans son espace de consultation, cartes étalées devant elle

Genève, ma grand-mère et les cartes

Pourquoi je reviens exercer là où j'ai appris. Et ce que ma grand-mère m'a transmis qui n'était pas du tarot.


Je suis née à Genève. C’est un détail d’état civil, et c’est aussi tout le reste.

La pièce du fond

Ma grand-mère était médium, et reconnue comme telle dans cette ville. Les gens venaient chez elle, s’asseyaient, repartaient une heure plus tard. Enfant, je voyais passer dans le couloir des visages que je ne revoyais jamais — et parfois les mêmes, des années durant.

Je n’ai pas appris le tarot comme on apprend une matière. J’ai d’abord appris en regardant, sans comprendre, l’attitude de quelqu’un qui écoute.

Ce qu’elle m’a transmis, et qui n’était pas des cartes

On croit qu’une transmission de ce genre, c’est une série de significations : telle carte veut dire ceci, telle association cela. On peut apprendre ça dans un livre, et beaucoup le font très bien.

Ce qu’elle m’a transmis était ailleurs.

Le silence. Elle laissait des blancs très longs. J’ai mis des années à comprendre que c’est dans ces blancs que la personne en face trouve ce qu’elle est venue chercher — pas dans ce qu’on lui dit.

La retenue. Elle ne disait jamais tout. Pas par mystère : parce qu’elle estimait que certaines choses ne servent à rien si la personne n’est pas en état de les entendre. Elle appelait ça « ne pas laisser quelqu’un repartir avec un poids qu’il n’a pas demandé ».

Le refus d’enfermer. C’est la règle qui me reste le plus, et c’est devenue la mienne : on peut montrer une direction, jamais annoncer un destin. Dès qu’on prononce une certitude, on retire à l’autre sa liberté de décider — et une consultation doit faire exactement l’inverse.

Entre-temps, j’ai travaillé ailleurs

J’ai grandi entre Cannes et Nice, et c’est là que j’ai commencé à recevoir pour de bon. Plus de dix ans, plus de cinq cents consultations, et aussi des animations dans des contextes que je n’avais pas imaginés — un palace, un casino, un club privé, des soirées privées.

Ces années-là m’ont appris quelque chose que la pièce du fond ne pouvait pas m’apprendre : comment on parle à vingt personnes en deux heures sans jamais bâcler, et comment on tient une ligne de bienveillance quand le cadre est bruyant, festif, et qu’on n’a pas le temps.

Pourquoi revenir

Parce que c’est ici que j’ai appris, et parce qu’il y a quelque chose de juste à exercer là où quelqu’un vous a transmis quelque chose.

Mais aussi pour une raison moins sentimentale : il n’y a presque rien, sur l’arc lémanique, du côté de l’animation événementielle. J’ai cherché. Les annuaires de prestataires de mariage de la région ne listent pour ainsi dire aucun tarologue. Personne n’affiche de tarif. C’est un métier qui existe partout ailleurs et qui, ici, se pratique sans se montrer.

Il y a donc une place, et elle est vide.

Ce que je propose aujourd’hui

De Genève à Lausanne, j’interviens en animation sur des soirées d’entreprise, des mariages et des événements privés. Et à distance — visio, WhatsApp, écrit — pour les consultations individuelles, où que vous soyez.

Toujours au Tarot de Marseille. Toujours avec la même règle que dans la pièce du fond.


Pour un événement, la page Événementiel détaille les formules. Pour une consultation, c’est par ici.


Natacha Laure — tarologue née à Genève. Animation d'événements de Genève à Lausanne, consultations à distance et cours de Tarot de Marseille.

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